On vit une epoque formidable : merci Nicolas

2...commentaire(s)

15 Fevrier 2009 - Catégorie(s) : A l'encre de Chiroubles

Notre Babouche national, alias le petit Nicolas, excelle dans son rôle de Don Quichotte et vient de se trouver un nouveau moulin à combattre.
Cette fois, c'est à la politique familiale qu'il s'en prend.
Et plus précisément aux mères de famille.
...

Extraits de son discours du 13 février :
- Les congés parentaux sont parfois à l'origine d'un immense gâchis
- un congé parental de longue durée, c'est une rupture dans un parcours professionnel, qui peut se traduire par une diminution des chances de progresser dans la carrière
- c'est un salaire en moins, du pouvoir d'achat qui diminue
- ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année
- etc etc
Pour de plus amples détails, les extraits ne manquent pas sur Internet.
...

Menfin.
Je croyais que nous disposions déjà d'une très grande latitude de choix sur le sujet du congé parental.
Qu'est ce que qui est réellement important dans la maternité ?
Le travail ou l'enfant ?
Vous me direz que cela regarde chacun.
Et je suis d'accord avec vous.
...

Mais bon...
Personnellement, au risque de passer pour un réac, un enfant me semble bien plus important dans la vie qu'une carrière ou qu'un travail.
Une carrière, pour la majorité d'entre nous, c'est quoi réellement aujourd'hui ?
Un travail pour lequel on est payé, et donc un moyen de vivre : oui certes.
Un objectif de réussite : soit.
Un moyen de reconnaissance sociale. C'est effectivement souvent le cas.
Certainement parfois aussi une manière de tuer le temps pour certains.
...

Mais un travail, aujourd'hui, c'est aussi un système qui nous impose d'être solidaires d'une entreprise afin, souvent, de permettre à ses dirigeants et à ses actionnaires de s'en mettre plein les fouilles grâce à nous.
Je précise que, dans ce propos, je fais surtout allusion aux grosses entreprise. Je ne parle pas des PMEs qui fonctionnent sur des systèmes et des volumes financiers sans aucune comparaison (et qui la plupart du temps sont, au même titre que les salariés, les laissées pour compte de la conjoncture que nous vivons depuis quelques mois).
Que l'on m'expliques les raisons qui pourraient objectivement faire que je sois solidaire de ce système là !!!
La solidarité avec des collègues de travail qui subissent les mêmes pressions que moi, oui.
La solidarité avec le système de pression actionnarial, non.
...

La vraie question ne serait-elle pas plutôt de savoir comment faire pour que des parents ne soient plus coupés du monde de leurs enfants à cause de la pression qu'exercent sur eux leurs dirigeants ?
Pour Babouche, il semble que payer des gardes d'enfants ou de disposer de solutions d'assistance externes soient de bien meilleures options.
Pourtant, la présence des parents permettrait de résoudre bien des problèmes sociaux et éducatifs dont l'on ne cesse de lire les conséquences dans la presse (et dont au passage certaines émissions de télé-réalité se font le relai médiatique).
...

Dans son discours, Babouche nous affirme surtout que les femmes ne sont que de la chair à travail qu'il convient de remettre à l'étrier le plus vite possible après la naissance de leur enfant.
Sur !!!
Les femmes sont dans la majorité des cas moins bien payées que les hommes.
Elles font pourtant le même travail !
Elles sont donc bien plus rentables que les hommes... alors, jeunes mamans, au travail et plus vite que ça !!!
...

Monsieur Babouche, ne serait-il pas temps que vous vous mettiez à concevoir que, dans la vie, il n'y a pas que le travail ? Et que certaines choses sont plus importantes que le travail ?
Monsieur Babouche, ne serait-il pas temps que vous vous mettiez à réfléchir sur les mesures qu'il faudrait prendre pour ne plus que la fonction présidentielle soit coupée du monde réel ?



Commentaires désactivés

  1. Alain MICHEL a dit:

    La première question serait de se demander ce qu'est le travail dans la tête de notre nain portant talonnettes ?
    Pour lui c'est surtout un moyen de faire marcher l'économie. Bien sûr il faut que l'économie fonctionne ... Mais pourquoi ou plus exactement pour quoi et pour qui?
    Si c'est pour pouvoir attribuer aux actionnaires la juste rémunération de leurs placement, on peut être d'accord !
    Si c'est pour que circule des bien de consommation utiles aux uns et aux autres de part le monde, on peut être d'accord!
    Si c'est pour que le travaille procure à ceux qui le font une juste rémunération de leur peine, on ne peut qu'être d'accord.
    Mais si on se demande pour quoi vit-on ? personne ne peut répondre : pour faire marcher une économie si juste soit elle!
    On vit pour un idéal, on vit pour une certaine idée de soi et on fait des enfants pour leur transmettre des valeurs. lorsque la seule valeur restant à transmettre sera celle de faire marcher une économie, quel sera l'idéal moteur ?
    Certain en profitent pour remettre Dieu, Jehowa, Vichnou ou Yawhe comme idéal et essayent de nous redonner de l'espoir dans une vie meilleures après la vie.
    Ceux là nous enjoignent de faire fonctionner une économie qui leur permet de profiter dans cette vie là du bonheur qu'ils nous promettent dans l'autre.
    D'autres ne cherchent même pas d'excuses et nous demandent seulement de travailler plus pour gagner plus sans nous dire ce que nous allons gagner et perdre;par exemple, perdre sa vie à la gagner !!
    Foin de tout ces prophètes, essayons de concevoir ce qu'est travailler: si travailler n'est pas être esclave; si travailler n'est pas se vendre, si travailler n'est pas créer du profit, alors travailler peut apporter un bénéfice.
    Le profit est l'apanage des profiteurs, le bénéfice est ce fait du bien.
    Il ne faut pas oublier que si on nous reproche de vivre à crédit et de reporter sur nos enfants le coût de ce crédit, c'est pour nous culpabiliser et seulement pour cela car ceux qui nous le reprochent sont ceux qui ont organisé cette situation. Qu'ils soient de droite, de gauche, croyants ou athés, ils sont là pour diriger la masse de ceux qui espèrent vers le travail qui leur profite.
    Alors posons nous la vraie question quelle vie choisissons nous pour nous, quel but nous assignons nous dans notre vie.
    Pour ma part, je réponds je cherche à m'enrichir. oui mais pas en monnaie, ni en masse possédée, mais en humanité en richesse d'esprit, en tolérance, en respect de tous les autres et en connaissance, car la seule chose que j'emmènerai dans l'au delà c'est ce que je serai devenu à ce moment et non ce que j'aurai eu.

  2. Pierre a dit:

    Tout à fait d'accord avec ton commentaire.
    Et pour ma part, le vrai luxe, aujourd'hui, c'est plutôt l'espace et le temps (sans Rollex

    la vraie richesse, celle qui nous grandit, nait de l'Etre et non de l'Avoir
    Les deux verbes sont de ce fait en totale contradiction car l'énergie et le temps investis pour Avoir ne laissent malheureusement que peu de ressources pour Etre.
    Un des grands tours de magie du système de consommation moderne et des publicitaires est tout de même de réussir à convaincre presque tout le monde que pour exister il faut Avoir, que plus on A, plus on Est.

    Si on arrête de croire à cela, le système s'écroule de lui même. L'économie capitaliste n'a plus de moteur.
    La société et le collectif, par contre, y retrouvent complètement leur compte... si l'on se met à travailler pour Etre.
    A condition bien sur que les dirigeants du système le permettent en reconnaissant qu'ils nous ont conduit dans le mur. J'ai de gros doutes sur cette possibilité : l'histoire montre que ce genre de faillite a systématiquement été camouflée par des conflits et des guerres pilotées par ces mêmes familles dirigeantes avec une volonté officieuse d'épuration et de blanchiment afin de se reconstruire un pouvoir. Bizarre les bruits de bottes que l'on commence à entendre : les semonces de l'Europe de l'est, les colères cordiales de la Chine, le rapprochement militaire France/Allemagne avec l'accueil cordial de troupes Allemandes sur le territoire français, le retour dans l'OTAN, le jusqu'auboutisme étatique, etc ...

    ... j'en ai des frissons dans le dos