Archive Fevrier 2009

Entreprise

2

24 Fevrier 2009

Entreprise...
Le mot est dérivé du verbe entreprendre avec comme sens premier "prendre entre ses mains".
le sens a ensuite évolué vers son sens conceptuel actuel de "prendre des risques", "relever des défis", "oser des objectifs", etc etc.
Le terme, dans le dictionnaire, révèle un autre sens assez éloquent : action injuste par laquelle on entreprend sur les biens ou les droits d'autrui, par exemple, une entreprise contre les droits des gens.

Alors une petite histoire vraie...

Une personne de ma connaissance est actuellement en train de se faire licencier par son entreprise.
Je tairai les noms afin de rester discret et de ne pas nuire à cette personne.

Les faits sont assez simples et éloquents.
Cette entreprise est une filiale d'un grand groupe côté en Bourse, groupe qui fait partie des sociétés françaises qui ont réalisés les plus gros bénéfices de l'année 2008. Un groupe où tout, en théorie, va pour le mieux du monde.

En théorie seulement. Car comme dans nombre de grosses sociétés la crise est une superbe occasion de restructuration et d'épuration de personnel afin que ces sociétés puissent l'année prochaine maintenir ce niveau de bénéfices et que les actionnaires puissent continuer à engranger des dividendes plus que confortables.
J'imagine une discussion entre actionnaires.
- Combien de milliards de résultats cette année cher ami ?
- 4 !
- très bien, on va pouvoir licencier alors !!!

L'entreprise dont il est ici question a déjà commencé à dégraisser en ne renouvelant pas les postes de salariés partant en retraite.
Pourquoi pas si ces postes ne correspondent plus à la réalité fonctionnelle de l'entreprise !
Le Hic est que ce non renouvellement de postes ne correspond absolument pas à des absences de besoins dans l'entreprise en question.
Afin donc de continuer à assurer ces fonctions, les dirigeants de cette entreprise ont eu la bonne idée de lisser cette charge de travail sur certains des salariés restants.
La pilule ne se digère pas facilement, les salariés en question sont déjà plus qu'over-bookés par la volumétrie de leurs charges initiales.
L'entreprise fait du coup pression sur ces personnes afin qu'elles prennent de gré ou de force cette charge supplémentaire.
Ce ne sont pas les arguments qui manquent pour exercer ces pressions (un droit du dirigeant ?) :
- les temps sont difficiles en période de crise, donc les salariés doivent être solidaires de l'entreprise (n'oublions pas que cette société réalise des bénéfices record)
- estimez-vous heureux de conserver votre emploi par ces temps de crise
- l'accroissement de charge ne sera pas compensé au niveau salarial car les temps sont trop difficiles (on en pleurerait presque pour les actionnaires qui viennent d'empocher des dividendes record)
- à vous salariés de vous débrouiller comme vous voulez pour absorber cette charge supplémentaire avec vos moyens actuels, l'entreprise ne peut pas par les temps qui courent mettre de moyens supplémentaires à votre disposition (belle démission hiérarchique !)

Il faut souligner au passage que certains cadres en profitent pour se désolidariser de leurs équipes et jouer, en bon moutons, la carte fayottage.
Les places sont chères, officiellement, donc pas question de prendre de risques.
Les gagnants, parfois, afin de pérenniser leur poste actuel, seront ceux qui pourront écraser ou se débarasser sans faire de vagues de certains de leurs collègues ou subalternes au discours pas assez politiquement correct ou au parler trop franc.
(après la seconde guerre mondiale, ce genre de personnes ont été qualifiées de collaborateurs)

Presque toute la hiérarchie... Car la personne dont je parle ici s'est opposée à ce plan de lissage de postes supprimés.
Elle a justifié son opposition par l'absence de moyens supplémentaires et l'impossibilité d'absorber ces tâches additionnelles sans avoir recours à du temps de travail supplémentaire, temps de travail que la direction, un grand merci à la crise, refuse de compenser financièrement. Bref, cette personne joue à plein son rôle de responsable de service.
Mal lui en a pris...
Réponse de la direction au problème soulevé : licenciement économique de ce responsable de service, la crise ne permet pas de maintenir son poste (alors que le service se retrouve déjà en sous-effectif du fait de la croissance de charge de travail).

Cette histoire n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres. Ce n'est pas le seul dont je puisse témoigner depuis quelques mois.
...

On ne vit pas une époque formidable ?
...

Je pose donc la question :
une entreprise, c'est quoi aujourd'hui ?

Une entreprise a pour vocation naturelle produire des biens ou des services utiles pour les consommateurs ou pour d'autres entreprises.
Elle a de plus, de par sa structure, une vocation théorique d'organisation et de ciment social .
L'économiste Michel VOLLE en propose une définition en ces termes :
L'entreprise est le lieu où le travail des êtres humains s’organise afin d'agir sur la nature pour en obtenir des résultats utiles

Ce n'est pourtant pas ce que démontre l'actualité dans un certain nombre de cas en forte croissance.
L'entreprise, la grande du moins, ne semble plus être qu'un système économique artificiel et contre nature dirigé par des personnes qui en définissent les objectifs de rentabilité financière, objectifs que les acteurs, les travailleurs, devront atteindre par n'importe quel moyen et à n'importe quel prix afin de satisfaire la soif pécuniaire des actionnaires du dit système économique, ses vrais dirigeants.

Les directions sont aujourd'hui prêtes à toutes sortes d'économies et de sacrifices de personnel afin d'atteindre ces objectifs et de contenter les actionnaires.

La hiérarchie, les cadres, bien que n'ayant quasiment plus aucun intérêt réel, crise oblige, s'adonnent parfois à des petits jeux bizarres en se pliant souvent docilement à la volonté d'épuration de leurs directions. Les risques sont plus grands pour eux : plus on est bas dans la hiérarchie, plus il y a de sièges éjectables.

Et la base ?
Il faut être solidaire de l'entreprise en ces temps de crise.
Ou, dit autrement, la base vit avec une peur savamment entretenue de se faire débarquer sur le bord de la route.

Ah oui, j'oubliais, il faut par contre que les salariés continuent en plus à jouer leur rôle de consommateurs. Solidarité jusqu'auboutiste appuyée par l'état !
Que l'état m'explique pourquoi je devrais me forcer à consommer frénétiquement des biens dont je n'ai souvent aucun besoin ?

Egalité face à la crise
N'oublions pas, tout de même, que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, crise ou pas ! Les grosses sociétés, même si certaines mesurent des baisses de résultats, réalisent pour beaucoup d'entre elles de gros bénéfices.
Bénéfices ou déficit, par ailleurs, il s'agit souvent tout simplement d'un habillage comptable qui permet à des entreprise d'afficher, en fonction des besoins de la conjoncture, un bilan positif, ou négatif (grâce par exemple au provisionnement de quelques millions d'Euros de pertes pour 2010 chez PSA ! )
Lorsque l'on est au sommet de la pyramide, les dividendes coulent toujours à flot.
Lorsque l'on est à la base, les primes de fin d'année vont en s'amenuisant quand elles n'ont pas purement et simplement été supprimées. La crise est une opportunité en or !
Et les vraies difficultés économiques, côté entreprises, ce sont actuellement plutôt les petites qui les rencontrent.

Comment ce genre de dirigeants, les grands patrons, peuvent-ils aujourd'hui décemment et honnêtement exiger de leur salariés d'être solidaires d'un tel système et continuer à se regarder dans la glace sans avoir honte de ce qu'ils sont devenus ?
Comment ce genre de dirigeants, et ceux qui les cautionnent, peuvent-ils encore impunément employer le mot "social" dans leurs discours alors que leur principale stratégie de pouvoir est d'entretenir la peur du licenciement ?

C'est ce modèle que l'on veut léguer à nos enfants ?

Il est grand temps de redonner au mot entreprise son sens initial, et de se pencher sur la signification de la terminologie 'agir sur la nature pour en obtenir des résultat utile' !



Bientot le printemps...

0

23 Fevrier 2009

... les fleurs des champs vont se mettre à refleurir...

Fruits De Printemps

... en attendant d'autres images ou dessins, je pioche dans mes albums...
Beaucoup de projets prenants actuellement.



Post capitalisme : un autre mode de fonctionnement

0

20 Fevrier 2009

Allez, en vrac, désolé pour les fautes de frappe, je corrigerai plus tard.
...

Les sondages démontrent que, dans sa majorité, la population Française garde sa confiance à l'Etat. Croit en l'institution.
Sa confiance, cela fait par contre un certain temps qu'elle ne l'accorde plus au gouvernement actuel, ni à son grand Manitou.
Ce n'est pas moi qui le dit. Je ne fais que rapporter ce qu'écrivent les journalistes.
...

Les journalistes disent également que l'opinion n'a pas beaucoup plus d'égards pour l'opposition que pour la majorité.
Je les rejoins, car la Gauche actuelle, à part clamer haut et fort son union et critiquer la majorité, côté idées, force est de reconnaître que c'est plutôt la panne sèche (tout comme pour la majorité).
...

Mais dans ce cas, l'Etat, l'Institution, qui reste t'il pour en tenir les rênes ?
Les écolos ? L'extrême droite ? Les cocos ? Besancenot (dixit lui même, la semaine dernière, il n'est pas là pour ça) ?
Personne donc ,
Ah si, j'oubliais, Mame PARISOT. La férue militante de S.O.S. Grands Actionnaires !
La liste des prétendants gourous au sauvetage de la grande Eglise de la Consommation est longue.
Donc personne...
Et, si d'aventure la religion Capitaliste arrivait à de dénicher un Messie salvateur, je pense que l'on n'a plus grand chose à attendre de ce côté.
Dieu ou l'Argent (on dirait du Moïse) ?
La Vatican ou Wall street et la Bourse ?
Les églises ou les grandes surfaces ?
Le confessionnal ou la banque ?
Les évêques ou les grands patrons et actionnaires ?
Les prêtres ou les banquiers ?
...

Non, non et non.
Je n'ai jamais été un grand adepte de la religion et je n'attend pas grand chose de ce côté là.
Je ne suis pas salarié. J'essaie modestement de subvenir à mes besoins en tant que travailleur indépendant.
Force est de reconnaître que l'activité, sans équivoque, n'est pas actuellement d'un niveau extraordinaire.
J'ai plus de 40 ans.
Et, Mea Culpa bien que je m'en réjouisse, je n'ai jamais placé une seule aumône au grand autel Actionarial.
J'ai plus de 40 ans, je serai donc bientôt, dans moins de 10 ans, un rebut de la société capitaliste. Vous savez, ceux que l'on nomme les Seniors !!!
Et ne comptez pas sur moi pour m'y accrocher à tous prix, à cette religion du Capital. Je préfères effectivement m'en faire excommunier.
...

L'idée d'un autre mode de fonctionnement plus naturel n'est pas uniquement liée à la crise, cela fait un petit bout de temps déjà que j'y songeais.
La crise, merci à elle, n'a donc fait que précipiter un peu les choses.
...

Un autre mode de fonctionnement ?
Le premier point de cette alternative concerne le Manger.
Quelques constats de départ :
Le rôle de Fidèle de l'Eglise de la Consommation est un rôle que je n'ai jamais vraiment réussi à jouer correctement.
De plus, la qualité des produits que l'on peut trouver dans la grande distribution laisse souvent à désirer, et nous n'avons surtout aucun contrôle et très peu d'informations sur l'impact des produits de consommation massive au niveau de la santé.
L'Etat et les gros trusts Agroalimentaires ont depuis quelques décennies réussi à mettre sous clé des semences traditionnelles qui faisaient la fierté de nos grand parents et leur assuraient une grande autonomie agricole. Cela s'appelle de la confiscation de patrimoine. Il y a heureusement beaucoup de gens à se battre sur ce dernier point, même si dans les médias la parole leur est confisquée par Monsantos.
...

Donc
...

Il y a, en zone rurale, un paquet de terrains non cultivés souvent parce que trop petits et inadaptés à l'agriculture intensive et à l'utilisation des gros engins agricoles qu'elle implique.
Ces parcelles sont souvent (selon les régions du moins) accessibles à des prix pas encore trop élevés (de l'ordre de 1000 à 1500 Euros l'ha sur le secteur où je réside).
Ces terrains sont très souvent d'excellente qualité parce que pas abîmés par l'agriculture intensive et sa profusion d'engrais chimiques et de pesticides. De la vraie Terre donc
Une volonté d'auto-suffisance alimentaire implique par contre de consacrer un temps considérable à la diversité de la production de ce dont l'on a besoin.
Une activité extérieure (indispensable de plus en phase de transition) devient donc très difficile.
La spécialisation, ne produire que deux à trois des denrées dont l'on a besoin, n'implique par contre pas énormément plus de temps, avec très peu de mécanisation, que l'on produise pour un foyer ou que l'on produise pour plusieurs familles et, du coup, laisse toute liberté à poursuivre une activité externe.
Sur ce principe, il suffit d'imaginer un (des) réseau(x) de très petits producteurs familiaux alternatifs animés par la même volonté et un système équitable d'échanges entre ces producteurs, pour s'affranchir dans une proportion non négligeable de la grande distribution et disposer d'une possibilité de contrôle sur la qualité sanitaire des produits que l'on consomme, puisqu'un tel système de production n'a par définition aucune volonté de rentabilité.
Cela demande juste un peu plus d'efforts que d'acheter ses pommes de terre à la grande surface.
...

Voué à l'échec ?
L'avenir le dira.
Je vous le dirai dans quelques temps.
...

Et si d'aventure il se trouve parmi vous des personnes intéressées par l'expérience, vous pouvez me contacter...
...

On vit (réellement) une époque formidable.



Babouche a pique le chequier de Dora

0

18 Fevrier 2009

Youppie ! Nicolas m'a parlé ce soir.
Les traits tirés Babouche.
Certainement parce qu'il a piqué le carnet de chèques de Dora l'exploratrice et qu'il n'a pas envie de se faire prendre.
...

Alors il se dépêche de dépenser tous les sous.
Un chèque par ci. Un chèque par là.
Une prime par ci. Une prime par là !!!
...

Et pis Daborre les entreprises qui licencient trop massivement n'auront plus le droit aux Bonus. C'est quoi 'trop massivement' ? A partir de combien de personnes ? Est-ce que des départs volontaires ça compte aussi ? (passque sinon Renault et Peugeot ils sont mal)
...

Et pis ensuite il y a plein de gens qui n'auront plus besoin de payer le reste de leurs impots cette année.
Oui, cette année passque on est juste en plein milieu de la crise. Ca devrait être fini pour la fin de l'été alors ? Bizarre, juste après le petit Nicolas dit que l'on vit une situation sans précédent ! Il doit être pote avec Mme Irma çui là !
...

Sortie de la crise ?
Les réformes de l'état sont là pour ça.
Mais quelles réformes ? ben les mêmes ! On ne change surtout rien. Réforme des hôpitaux. Réforme de l'université. Bref, Nicolas a parlé, Nicolas a fait plein de chèques, tout peut maintenant reprendre et continuer comme hier (pourvu qu'il ne trouve pas une nouvelle idée de réforme cette nuit).
....

Oups, l'Outre Mer ? Pas de sujet qui fâche siouplait ! Pas ce soir du moins. Un peu de suspense tout de même !
...

Et les syndicats dans tout çà ?
Thibault est très emmerdé passque s'il dit qu'il n'est pas d'accord, y s'ra moins populaire. Ben oui, des chèques c'est toujours populaire. Bernard affiche donc un superbe p'tet ben qu'oui p'tet ben qu'non et appelle au maintien de la pression (sans vraie conviction apparente). Je le rejoins sur le dernier point, et de manière plus convaincue, car je serai dans la rue en mars.
Parisot. C'est beaucoup plus clair ! Quand babouche parle de mieux répartir les dividendes au niveau des salariés, d'augmenter la rémunération du chômage partiel, etc, elle n'est pas d'accord. Il ne faut pas fragiliser les entreprises. Oui bon... y faut surtout pas toucher aux actionnaires. Elle l'a clairement dit il y a quelques jours. De toute façon, Babouche et ses potes, ils n'ont aucun pouvoir légal sur ce sujet lorsqu'il s'agit d'entreprises privées.. Alors, tout ça c'est juste de la parlotte et des voeux pieux..
...

D'accord pas d'accord ?
Le seul point sur lequel je suis d'accord avec tout ce qui est dit est quand le petit Nicolas avoue, de manière détournée lorsqu'il parle de la fonction publique, l'inefficacité de l'état.
....

Un projet ! Un projet !!!!
Eh ben non... toujours pas.
Si projet il doit y avoir, il ne faut compter que sur nous.
....

En résumé :
- nous sommes gouvernés par des gens qui sont totalement dépassés par la conjoncture et qui n'ont absolument plus aucune idée ni aucun projet.
- ces gens ont de plus perdu toute notion de ce qu'est le vrai monde. Celui dans lequel nous vivons nous. Il est plus que temps qu'ils sortent de leurs tours d'Ivoire.
- ou qu'ils disent Merde une bonne fois pour toute aux trusts financiers qui tirent les ficelles. On serait tout de même en droit d'espérer ça des gens qu'on a portés au pouvoir !
- ce n'est pas en tirant des chèques (avec quel argent ?) qu'on va sortir de la crise.
- le petit Nicolas a envie qu'on redevienne potes avec lui passque sans ça il n'est pas sur de tenir jusqu'au bout de son quinquennat (fallait y penser avant).
- les réactions (à chaud) de la Gauche démontrent que, de ce côté là non plus, point de salut (en terme de projet s'entend, côté critique, pas de problèmes).
...

En bref :
- rien de neuf à l'Ouest, nous vivons une époque formidable



On vit une epoque formidable : merci Nicolas

2

15 Fevrier 2009

Notre Babouche national, alias le petit Nicolas, excelle dans son rôle de Don Quichotte et vient de se trouver un nouveau moulin à combattre.
Cette fois, c'est à la politique familiale qu'il s'en prend.
Et plus précisément aux mères de famille.
...

Extraits de son discours du 13 février :
- Les congés parentaux sont parfois à l'origine d'un immense gâchis
- un congé parental de longue durée, c'est une rupture dans un parcours professionnel, qui peut se traduire par une diminution des chances de progresser dans la carrière
- c'est un salaire en moins, du pouvoir d'achat qui diminue
- ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année
- etc etc
Pour de plus amples détails, les extraits ne manquent pas sur Internet.
...

Menfin.
Je croyais que nous disposions déjà d'une très grande latitude de choix sur le sujet du congé parental.
Qu'est ce que qui est réellement important dans la maternité ?
Le travail ou l'enfant ?
Vous me direz que cela regarde chacun.
Et je suis d'accord avec vous.
...

Mais bon...
Personnellement, au risque de passer pour un réac, un enfant me semble bien plus important dans la vie qu'une carrière ou qu'un travail.
Une carrière, pour la majorité d'entre nous, c'est quoi réellement aujourd'hui ?
Un travail pour lequel on est payé, et donc un moyen de vivre : oui certes.
Un objectif de réussite : soit.
Un moyen de reconnaissance sociale. C'est effectivement souvent le cas.
Certainement parfois aussi une manière de tuer le temps pour certains.
...

Mais un travail, aujourd'hui, c'est aussi un système qui nous impose d'être solidaires d'une entreprise afin, souvent, de permettre à ses dirigeants et à ses actionnaires de s'en mettre plein les fouilles grâce à nous.
Je précise que, dans ce propos, je fais surtout allusion aux grosses entreprise. Je ne parle pas des PMEs qui fonctionnent sur des systèmes et des volumes financiers sans aucune comparaison (et qui la plupart du temps sont, au même titre que les salariés, les laissées pour compte de la conjoncture que nous vivons depuis quelques mois).
Que l'on m'expliques les raisons qui pourraient objectivement faire que je sois solidaire de ce système là !!!
La solidarité avec des collègues de travail qui subissent les mêmes pressions que moi, oui.
La solidarité avec le système de pression actionnarial, non.
...

La vraie question ne serait-elle pas plutôt de savoir comment faire pour que des parents ne soient plus coupés du monde de leurs enfants à cause de la pression qu'exercent sur eux leurs dirigeants ?
Pour Babouche, il semble que payer des gardes d'enfants ou de disposer de solutions d'assistance externes soient de bien meilleures options.
Pourtant, la présence des parents permettrait de résoudre bien des problèmes sociaux et éducatifs dont l'on ne cesse de lire les conséquences dans la presse (et dont au passage certaines émissions de télé-réalité se font le relai médiatique).
...

Dans son discours, Babouche nous affirme surtout que les femmes ne sont que de la chair à travail qu'il convient de remettre à l'étrier le plus vite possible après la naissance de leur enfant.
Sur !!!
Les femmes sont dans la majorité des cas moins bien payées que les hommes.
Elles font pourtant le même travail !
Elles sont donc bien plus rentables que les hommes... alors, jeunes mamans, au travail et plus vite que ça !!!
...

Monsieur Babouche, ne serait-il pas temps que vous vous mettiez à concevoir que, dans la vie, il n'y a pas que le travail ? Et que certaines choses sont plus importantes que le travail ?
Monsieur Babouche, ne serait-il pas temps que vous vous mettiez à réfléchir sur les mesures qu'il faudrait prendre pour ne plus que la fonction présidentielle soit coupée du monde réel ?



Lettre a M. Damien MESLOT

4

14 Fevrier 2009

Copie du courrier envoyé ce jour à Damien MESLOT, Député du Territoire de Belfort, et rapporteur de l'amendement de loi rendant obligatoire l'installation d'un détecteur de fumée.
Installation à la charge de l'occupant du logement, propriétaire ou locataire... mais ce n'est pas le point qui me choque.
Ce genre de texte constitue la porte ouverte sur la capacité de nos dirigeants à venir légiférer sur ce qui nous est permis ou non, sur ce qui nous est imposé dans un domaine où je ne leur reconnais aucune prérogative : le domaine de la vie privée.
Accepter la bouche en coeur de se soumettre à ce genre de lois revient à accepter également qu'un jour on nous interdise de fumer chez nous, d'offrir un verre à des amis lors d'une soirée privée, d'organiser des grosses teufs... etc
...

Il est peut être temps que les politiques de tous poils, gauche et droite, énarques ou pas, qui prétendent nous gouverner, sortent un peu de leur tour d'Ivoire pour venir prendre la mesure de nos préoccupations concrètes et réelles au lieu de s'amuser à pondre des lois par wagons entiers afin de pouvoir ensuite mieux se pavaner dans leurs basse-cours.
...

La lettre ci dessous
...

Bonjour,

J'ai suivi avec attention votre intervention 11 février sur Radio France.
Vous y exposez vos arguments relatifs à un amendement rendant obligatoire l'installation d'un détecteur de fumée dans tout local d'habitation. Texte dont vous semblez être le rapporteur.

Autant je veux bien comprendre que ce genre d'équipement soit rendu obligatoire dans les lieux publics ou les logements collectifs, autant je suis totalement opposé au fait que vous vous permettiez de légiférer de cette façon dans le domaine du bien privé. 

Contrairement aux arguments que vous avez évoqué lors du débat que j'ai pu suivre sur les ondes, le problème n'est pas pour moi d'acheter tel ou tel équipement, ou de me le faire rembourser par mon assurance. Le problème est que je n'achète d'équipements que lorsque JE le décide. Le problème est que, sur un tout autre sujet mais qui va dans le même sens, je n'aurai de médecin traitant que lorsque JE l'aurai décidé.

Ce genre de textes de lois sont les premières pierres d'une fondation que l'on pourrait qualifier de système de contrôle et d'intrusion dans le domaine privatif. A compter du moment où il vous sera permis d'effectuer des vérifications de l'application de cette loi, nul ne sait où ce genre de prérogatives seront capables de vous permettre d'aller, vous et l'ensemble de la classe dirigeante (pour laquelle, au passage, gauche ou droite, j'ai de plus en plus de difficultés à avoir de respect).
Vous aviez tout à fait la possibilité, de plus, de faire de la pédagogie sur ce sujet au lieu de l'aborder, une fois de plus, par le biais de solutions répressives.

En conséquence, et en tant que citoyen, je ne vous reconnaît donc aucun droit de m'imposer d'installer un détecteur de fumée dans ma maison, et je vous informe que, moi vivant, cette loi ne s'appliquera jamais chez moi.

Post Scriptum.:
En point annexe, et au vu de l'actualité que nous vivons depuis plusieurs mois, je pense qu'il serait salutaire, pour l'ensemble de la société, que vous, parlementaires, ministres, députés... commenciez à descendre de vos tours d'ivoire politiques et que vous passiez le plus clair de votre temps à réfléchir et à travailler sur les vrais problèmes auxquels nous, 'petit peuple', sommes confrontés, au lieu de gaspiller votre énergie sur des mesures en total décalage avec les préoccupations de la majorité des gens qui vous ont donné votre pouvoir.

Cordialement,

Pierre MOYSAN




TOTAL : benefices record a vomir

0

13 Fevrier 2009

Bien longtemps que je n'ai pas pris la plume pour écrire sur mes blogs.
Pas trop le temps ces derniers mois.
...

Trop occupé, par ailleurs, au vu de la conjoncture actuelle, à réfléchir et à travailler sur un projet qui me permette de me rendre le plus autonome possible face à la société de consommation "moderne", et face au système économique actuel. Et pas vraiment le temps non plus de réellement rédiger ce billet.
...

Mais il se passe actuellement des choses révoltantes qui me donnent franchement envie de vomir.
Les annonces et publications de résultats faites cette semaine par Total et quelques autres groupes industriels font partie de ces choses là.
....

13 Milliards et des poussières de bénéfices pour Total. La question qui a hanté les esprits cette semaine était de savoir ce que Total allait pouvoir en faire. Je crois que TOTAL a tranché et que seulement 2% de ces bénéfices iront aux salariés, contre 38% aux actionnaires, le reste restant dans l'entreprise et une partie de ces restes devant même servir au groupe à racheter une partie de ses actions !!! Un comble non ?
Honnêtement, je serais salarié de chez Total, je me poserais vraiment la question de savoir si je retourne travailler Lundi ou pas.
...

Renault. La presse fait la une d'une baisse de résultat de 78%. Peut être... il ne faut cependant pas oublier de lire ce qui est écrit sous les grands titres : résultat net de 599 millions d'Euros.
Les ouvriers Renault ont débrayé cette semaine à Douai pour cause de diminution de leur primes. Baisse de résultat de 78%, baisse de primes de 82% ; ça c'est des maths !!!
Plus les milliards que l'état vient de donner à l'industrie automobile ! Avec, en contrepartie, dixit Babouche notre bien aimé président, une garantie des constructeurs à ne pas licencier...
Pour sur, pas de licenciements mais des départs volontaires :
Renault en prévoit 9000.
Peugeot en souhaite 11000.
Pas de licenciements donc... comme ça on peut décemment toucher les aides de l'état... Tout en finesse et en nuances messieurs Carlos Ghosn et Christian Streiff. Quant au petit Nicolas, lui qui d'habitude n'arrête jamais de gesticuler et de parler, pour le coup, muet comme une carpe !
Honnêtement, je serais salarié de l'automobile, je pense que ce n'est pas un simple débrayage que je ferais Lundi !!!
(Et une Renault, une Citroën ou une Peugeot, ce n'est pas demain que j'en achèterai une. Avec tout l'argent public qui est octroyé aux constructeur, notre argent à tous, je m'attends plutôt à disposer d'une voiture gratuite pour Noel)
...

Je n'ai jamais été syndicaliste. Je me pose d'ailleurs beaucoup de questions sur l'indépendance des organisations syndicales en France.
Mais aujourd'hui, je crois que la solution ne se trouve plus ni à droite ni à gauche, et surtout plus dans le monde politique : il y a longtemps que nos dirigeants sont à la solde des gros trusts Economico-Financiers (ce n'est pas l'actualité des mois passés qui me contredira) qui sont en train de nous la mettre profond (pour rester correct). Je ne pense pas non plus que la solution se trouve du côté des syndicats.
Non, la solution se trouverait peut être plutôt dans la désobéissance collective.
L'exemple de ce qui se passe en Outre Mer est, c'est mon opinion, un exemple à suivre...
...

Il est grand temps de ne plus laisser notre labeur se faire spolier par une caste d'actionnaires nantis. Le seul objectif de ces gens là est de maintenir à tout prix leur niveau de revenu. Nous... dans le fond, ils n'en ont rien à faire à partir du moment où nous courbons l'échine et acceptons n'importe quelles conditions de travail sous la menace de nous retrouver à la rue...
Mais que pourraient-ils faire si nous étions tous à la rue ?
...